|
 Ch'est qui Ch'Gros ??? Dans les années 60, le poste de télé n'est pas implanté dans les foyers et laisse place à des veillées fréquentes entre copains , voisins ou amis " au coin de ch'buse" (1) . Ch'gros utilise avec beaucoup de naturel (i'est quéu dins l'marmite in étant tchiot) cette façon amusante et exagérée qu'avaient les ouvriers pour raconter les anecdotes du moment. Il était de coutume chez les hommes de surdimensionner les problémes de couple, les aventures et mésaventures de chacun. Les mots avaient alors, pour les proches, une portée trés amicale. Ils constituaient une espéce de gazette parlée destinée à faire rire et à transmettre les nouvelles ( d'ou l'expression : cha va, ques nouvelles ? hé bin , acoutes,ej va chi t'in dire eune...) . Ch'gros perpétue le cycle en jouant cette "chamaillerie" dans ce style qu'il a surnommé: "humour du jour au coin de ch'buse". (1) Au coin de ch'buse. La buse est le tuyaux en acier placé à l'arriére ou au dessus du poêle . Il reliait celui-ci à la cheminée pour évacuer la fumée. Par temps frais (ben qu'ichi i fait toudis biau, si ch'est pas à l'cour, ch'est dins nos coeurs) , on se regroupait le soir autour du feu, seule source de chaleur dans la maison , chaleur d'autant plus appréciée . Les veillées d'été se tenaient aussi sur le pas de la porte ou dans les jardins de proximité autour du bourdi (2).
(2) le Bourdi. Espéce de feu de camp dans lequel on brulait les vers séchés des pommes de terre , ou des branchages à éliminer. lors du ramassage des pommes de terre, on en mettait quelques unes à cuire dans la cendre et on s'en régalait autour du feu.
|